un choix écologique pour les transports
En route avec le GNR a vu le jour lorsque l’intérêt pour les émissions nettes ou nulles de GES s’est accru au Canada. Soutenu à l’origine par l’industrie canadienne des véhicules au gaz naturel, En route avec le GNR rassemble les parcs de véhicules, les fournisseurs d’équipements et les fournisseurs de gaz renouvelable.
Le Règlement sur les combustibles propres du Canada favorise l’utilisation de carburants à faible intensité de carbone, y compris le GNR, et, pour la première fois, a mis en place un cadre politique qui peut soutenir le développement et l’utilisation de ces carburants. En route avec le GNR vise à renforcer les capacités en vue d’une transition vers une plus grande utilisation du GNR dans les véhicules au gaz naturel ici au Canada.
Le GNR est produit à partir de matières premières organiques qui se renouvellent régulièrement, ce qui en fait une ressource véritablement renouvelable. Le processus s’appuie principalement sur une méthode de fabrication établie à partir de matières organiques, ce qui garantit un approvisionnement continu en énergie.
Le GNR et le gaz naturel traditionnel sont principalement constitués de méthane et sont moléculairement identiques. Le GNR est donc un combustible de remplacement parfait pour les systèmes au gaz naturel existants.
L’utilisation du GNR permet de répondre aux exigences réglementaires, car on respecte le Règlement sur les combustibles propres du Canada en offrant un carburant à plus faible intensité de carbone, essentiel à la réduction des émissions de GES.
Les matières premières organiques utilisées pour produire du GNR émettent de puissants GES. En collectant et en utilisant ces gaz pour créer du GNR, on évite leur émission dans l’atmosphère, ce qui contribue à une réduction significative des émissions de GES.
Le ravitaillement à une station de GNC publique existante peut représenter une solution viable aux premiers stades du passage au gaz naturel. Le temps de remplissage et l’accès au site sont d’importants facteurs à considérer lorsqu’on veut se ravitailler à une station publique.
Des stations privées de ravitaillement de GNC ou de GNL sur place peuvent convenir si le volume de gaz naturel total pour le parc de véhicules le justifie. En règle générale, il faut 20 véhicules de poids moyens ou lourds pour envisager une station privée sur place.
L’accès à la station privée d’un autre parc de véhicules pourrait être une autre solution de ravitaillement.
Visitez la carte interactive de Ressources naturelles Canada pour connaître les points de ravitaillement publics en gaz naturel au Canada : Localisateur de stations de RNCan
Le GNC, c’est du gaz naturel qui est:
Les exploitants de parcs de véhicules qui optent pour le gaz naturel peuvent choisir entre différentes stations de ravitaillement en carburant et divers fournisseurs de services pour ravitailler leurs véhicules. Les stations de ravitaillement en GNC peuvent être conçues comme stations de remplissage rapide de carburant avec des temps de ravitaillement comparables à ceux des carburants liquides ou comme stations de remplissage minuté pouvant ravitailler tous les véhicules simultanément, le ravitaillement ayant habituellement lieu au cours de la nuit dans le parc même.
Les stations de GNL ravitaillent les véhicules dans des temps comparables à ceux de stations de diesel. Une station de ravitaillement en GNL doit disposer d’un approvisionnement local en carburant. Étant donné que le GNL est livré par camion-citerne, le coût de la livraison et la proximité de l’installation de production de GNL sont d’importants facteurs à considérer. En ce moment, on compte cinq installations de production de GNL au Canada pouvant approvisionner les parcs de véhicules en GNL.
Ces installations se trouvent à Montréal (Québec), à Calgary (Alberta), à Delta (Colombie-Britannique), à Ladysmith (Colombie-Britannique) et à Hagar (Ontario).
Le GNL, c’est du gaz naturel qui est :
Les sites d’enfouissement existants ont fait l’objet d’une règlementation visant à réduire les émissions de méthane qui résultent de la lente décomposition de divers types de déchets présents sur ces sites. Au départ, ces gaz étaient captés – le méthane étant l’un des gaz les plus courants – et brûlés à la torche. Le biogaz des sites d’enfouissement peut également être capté et utilisé pour produire de l’électricité et peut être transformé en gaz naturel de qualité pipeline – ou en GNR. Les anciens sites d’enfouissement peuvent être réaménagés pour produire, capter et valoriser les gaz de décomposition en GNR. Les exploitants de sites d’enfouissement ne brûlent généralement pas le gaz à la torche et préfèrent l’utiliser pour produire de l’énergie.
Ces gaz ont une bonne cote d’intensité carbone, car leur production et leur valorisation ne nécessitent qu’un apport énergétique limité. Cependant, la production de gaz est limitée et ne permet pas d’ajouter plus de déchets.
Les digesteurs anaérobies font appel à une chimie organique complexe, ainsi qu’à une manipulation et à une préparation complexes des matières. De plus, il faut de l’énergie pour soutenir le processus, mais les rendements en GNR peuvent être beaucoup plus élevés que dans les sites d’enfouissement classiques. En outre, différents flux de déchets peuvent être collectés et traités dans leurs propres installations.
La construction d’installations capables de digérer les matières organiques dans un environnement anaérobie contrôlé permet d’extraire l’énergie sous forme de GNR et de transformer les déchets en digestat – qui est similaire au compost.
Pour les exploitants d’installations de traitement des déchets, le recours à la digestion anaérobie peut faciliter le traitement de volumes importants de déchets tout en conservant une empreinte relativement faible.
Les procédés à haute température comme la pyrolyse peuvent libérer des gaz à partir d’une variété de flux de déchets, y compris des matières inorganiques. Actuellement, des technologies de pyrolyse sont testées pour convertir des matières premières ligneuses et cellulosiques en GNR. La biomasse ligneuse issue de la production forestière offre de très bonnes possibilités de cotes à très faible intensité de carbone, car les émissions actuelles sont compensées par le reboisement et les puits de carbone organique connexes.
L’utilisation de l’hydrogène dans le traitement des déchets – l’« hydrogénation » – peut améliorer la production anaérobie en augmentant la quantité d’hydrogène disponible pour se lier aux molécules de carbone, ce qui stimule la production de méthane, tout en réduisant le dioxyde de carbone des déchets. Cette utilisation de l’hydrogène reflète également les premiers développements technologiques pour la production de méthane synthétique, qui est une autre voie pour la production de gaz naturel à faible intensité de carbone
L’hydrogénation en est encore largement au stade expérimental. La nécessité de disposer de grandes quantités d’hydrogène résiduel ou d’hydrogène sans émission de carbone pour soutenir ces processus est un élément important à prendre en compte.

Le GNR est un substitut direct du gaz naturel conventionnel. Il n’est pas nécessaire de modifier la distribution ou l’utilisation du gaz naturel avec les technologies de moteur au gaz naturel actuellement disponibles.
La grande majorité du GNR utilisé aujourd’hui est collectée et distribuée par le réseau de pipeline et de distribution locale existant. Les molécules étant les mêmes, le réseau de distribution de gaz naturel a développé le concept de désignation. La désignation permet aux clients d’acheter une certaine quantité de gaz naturel, même s’ils ne recevront peut-être pas ce gaz. De la même manière qu’une entreprise peut passer un contrat pour obtenir du gaz naturel à bas prix, une entreprise peut également passer un contrat pour acheter du GNR. La différence dans le cas du GNR est que l’attribut faisant l’objet du contrat n’est pas seulement le prix, mais aussi l’intensité de carbone. En effet, la réduction des émissions peut avoir lieu ailleurs et avec un client différent, mais celui qui achète le GNR a également acheté ces réductions d’émissions.
À bien des égards, l’analyse de rentabilisation du GNR surplombe celle du gaz naturel.
L’utilisation du GNR permet de réduire davantage les émissions. La monétisation de ces réductions repose sur un réseau bien établi d’entreprises qui peuvent offrir aux parcs de véhicules des options d’accès au GNR pour leur propre usage.
Les parcs de véhicules canadiens peuvent choisir de payer une somme pour le GNR pour réduire l’impact des émissions des véhicules au gaz naturel existants. Les clients paieront à leur tour une prime pour le service de transport à carboneutralité. Les parcs de véhicules municipaux et de transport en commun peuvent recourir au GNR comme moyen peu coûteux de se conformer aux politiques locales de carboneutralité.
Dans le cadre du Règlement sur les combustibles propres, il est possible de créer des filières de réduction des émissions plus importantes pour produire des unités de conformité pour le renoncement aux hydrocarbures d’utilisation finale en recourant au GNR. Ces filières peuvent être certifiées de deux manières différentes pour la production d’unités de conformité. La plus simple consiste, pour un parc automobile qui possède sa propre station de ravitaillement – le créateur d’unités de conformité par défaut – à acheter du GNR qui a déjà été désigné comme une filière dans le cadre du Règlement. Une filière similaire consisterait pour un vendeur commercial de gaz naturel comme carburant pour le transport à enregistrer une filière à plus faible intensité de carbone établie sur la base de sa filière de gaz naturel existante au titre du Règlement.
Les unités de conformité peuvent améliorer l’analyse de rentabilisation:
En 2023, le GNR pour un véhicule moyen de classe 8 serait 17 000 $ plus cher que le diesel.
Les valeurs d’intensité carbone par défaut du Règlement pour le GNR généreraient 92 tonnes d’unités de conformité pour un même camion.
Les unités de conformité au Règlement vendus à la valeur maximale de 300 $ par tonne pourraient rapporter 28 000 $;
Des économies nettes de 10 000 $ par an.
Le simple fait d’opter pour un mélange de GNR peut se traduire par une augmentation des émissions nettes de GES, tout en conservant une analyse de rentabilisation positive.
En 2023, un mélange de GNR à hauteur de 40 % pourrait générer ce qui suit:
Des économies de carburant de 16 000 dollars;
Un réduction des émissions de 61 tonnes, soit environ la moitié par rapport à la référence diesel;
Une valeur maximale d’unité de conformité au Règlement de 18 000 $;
Des économies nettes totales de 34 000 $.
Dans certaines régions, le prix du GNR par rapport au coût du diesel peut déjà constituer un argument commercial positif.
En 2023, l’utilisation complète du GNR en Colombie-Britannique avait un coût de détail moyen de 1,80 $ par litre d’équivalent, générant une modeste économie de 4 000 $ sur les coûts de carburant. Il s’agit là d’une analyse de rentabilisation peu convaincante, mais qui révèle le potentiel d’économies à mesure que les prix du diesel augmentent.