un choix écologique pour les transports
L’initiative En route avec le gaz naturel est née d’une collaboration entre l’industrie et le gouvernement, avec le soutien financier de Ressources naturelles Canada. L’industrie canadienne des véhicules au gaz naturel continue de défendre cette initiative, encourageant une plus grande utilisation du gaz naturel dans le secteur des transports du pays. En route avec le gaz naturel fournit des informations complètes sur la transition vers le gaz naturel, en soulignant ses avantages pour la réduction des émissions et des coûts d’exploitation des parcs de véhicules, ce qui en fait une ressource incontournable pour les exploitants de parcs de véhicules canadiens.
Dans le cadre d’un plus vaste programme d’éducation et de sensibilisation, En route avec le gaz naturel vise à renforcer la capacité à réussir la transition vers des véhicules alimentés au gaz naturel partout au Canada.
En route avec le gaz naturel – Un choix sensé pour le transport!
Le gaz naturel offre la possibilité la plus accessible et la plus rentable de réduire les émissions dans les transports moyens et lourds. C’est un choix pratique pour les véhicules routiers et maritimes.
S’appuyant sur les technologies de combustion interne existantes, le gaz naturel est utilisé efficacement comme carburant dans le secteur des transports depuis plus de 30 ans, ce qui témoigne de sa fiabilité et de son efficacité.
Le gaz naturel est une source d’énergie abondante au Canada, transportée efficacement par un vaste réseau d’approvisionnement, ce qui en fait un carburant facilement disponible pour le secteur des transports.
Par rapport aux carburants à base de pétrole, le gaz naturel présente un profil d’émissions plus faible. Il produit moins de constituants à l’état de traces, peu ou pas de SOx, peu de particules et beaucoup moins de NOx, ainsi que des émissions de GES inférieures de 25 %.
Le gaz naturel est reconnu comme une solution de combustible de rechange pour l’utilisation finale dans le cadre du Règlement sur les combustibles propres du gouvernement fédéral, soutenant ainsi la transition du Canada vers une énergie plus propre.
Le ravitaillement à une station de GNC publique existante peut représenter une solution viable aux premiers stades du passage au gaz naturel. Le temps de remplissage et l’accès au site sont d’importants facteurs à considérer lorsqu’on veut se ravitailler à une station publique.
Des stations privées de ravitaillement de GNC ou de GNL sur place peuvent convenir si le volume de gaz naturel total pour le parc de véhicules le justifie. En règle générale, il faut 20 véhicules de poids moyens ou lourds pour envisager une station privée sur place.
L’accès à la station privée d’un autre parc de véhicules pourrait être une autre solution de ravitaillement.
Visitez la carte interactive de Ressources naturelles Canada pour connaître les points de ravitaillement publics en gaz naturel au Canada : Localisateur de stations de RNCan
Le GNC, c’est du gaz naturel qui est:
Les exploitants de parcs de véhicules qui optent pour le gaz naturel peuvent choisir entre différentes stations de ravitaillement en carburant et divers fournisseurs de services pour ravitailler leurs véhicules. Les stations de ravitaillement en GNC peuvent être conçues comme stations de remplissage rapide de carburant avec des temps de ravitaillement comparables à ceux des carburants liquides ou comme stations de remplissage minuté pouvant ravitailler tous les véhicules simultanément, le ravitaillement ayant habituellement lieu au cours de la nuit dans le parc même.
Les stations de GNL ravitaillent les véhicules dans des temps comparables à ceux de stations de diesel. Une station de ravitaillement en GNL doit disposer d’un approvisionnement local en carburant. Étant donné que le GNL est livré par camion-citerne, le coût de la livraison et la proximité de l’installation de production de GNL sont d’importants facteurs à considérer. En ce moment, on compte cinq installations de production de GNL au Canada pouvant approvisionner les parcs de véhicules en GNL.
Ces installations se trouvent à Montréal (Québec), à Calgary (Alberta), à Delta (Colombie-Britannique), à Ladysmith (Colombie-Britannique) et à Hagar (Ontario).
Le GNL, c’est du gaz naturel qui est :
Les parcs de véhicules de transport en commun et de traitement des ordures ménagères ont été les premiers à déployer des véhicules fonctionnant au gaz naturel au Canada, et des solutions pour camions lourds sont prêtes à être adoptées alors que de nouvelles configurations de moteurs et de véhicules arrivent sur le marché.
La Norme sur les combustibles propres du gouvernement fédéral définit des valeurs par défaut pour les réductions d’émissions de GES résultant de l’utilisation du gaz naturel. Ces valeurs indiquent un potentiel de réduction d’au moins 20 % des émissions de GES, et des réductions supplémentaires sont possibles grâce à l’adoption de diverses solutions reposant sur le gaz naturel à plus faible intensité de carbone et le GNR.
Les véhicules au gaz naturel présentent des caractéristiques de rendement (puissance et couple) similaires à celles des véhicules au diesel et à essence.
En Amérique du Nord, Cummins est le chef de file dans la production de moteurs fonctionnant à 100 % au gaz naturel (GNC, GNL ou GNR). Actuellement, Cummins compte plus de 10 000 moteurs au gaz naturel en service dans le monde. Il s’agit notamment d’applications de 6 à 15 litres sur les marchés des autobus scolaires, des transports en commun et des camions. Cummins a conçu ces moteurs pour répondre aux exigences de rendement et de durabilité de l’industrie des transports.
Des technologies de mélange de gaz naturel et de diesel sont également proposées pour les camions légers, moyens et lourds utilisant historiquement des systèmes à allumage par étincelles à basse pression.
Un système d’alimentation avancé de la société Cespira, établie à Vancouver, est fondé sur l’allumage par compression dans ce que l’entreprise appelle l’injection directe haute pression (ou HPDI). Le système de carburant HPDI permet à un moteur au gaz naturel d’égaler pleinement à la fois l’efficacité et le couple d’un moteur diesel. Les systèmes HPDI sont déployés efficacement en Europe depuis 2018. Des camions au GNL européens similaires circulent en Alberta depuis l’été 2024.
De façon générale, la rentabilité consiste à dépenser moins que ce qu’il en coûte pour acheminer quelque chose du point A au point B – ce qui se traduit par des bénéfices. Trouver des moyens de réduire les émissions ne devrait pas s’éloigner de ce principe de base; en d’autres termes, les réductions d’émissions ne devraient pas avoir d’impact négatif sur le résultat net.
La détermination de la rentabilité potentielle est souvent un calcul très particulier et complexe. Un certain nombre d’entreprises et de sociétés de conseil qui font partie du projet TTPC peuvent vous aider à la déterminer
Stockage de carburant à bord
Ingénierie du véhicule
Moteur
Quatre éléments sont pris en compte dans le calcul des prix de détail des carburants au Canada : la marge sur les produits de base, la marge de raffinage, la marge de détail et les taxes. Généralement, ce sont les fluctuations des prix des matières premières qui ont le plus d’impact sur les coûts des carburants à base de pétrole, bien que l’augmentation récente des taxes contribue également à la hausse des prix. Une ventilation similaire peut être appliquée aux prix de détail des carburants à base de gaz naturel (principalement le GNC) : marge sur les produits de base livrés; marge sur la compression; marge sur la vente au détail; et taxes. Le graphique illustrant les prix prend en compte le coût mensuel moyen au Canada, en utilisant des données provenant de Ressources naturelles Canada et de Statistique Canada.
L’utilisation du gaz naturel permet de réaliser des économies substantielles sur les coûts de carburant. Cela peut constituer une base solide pour réaliser des réductions d’émissions sans coûts nets ou, dans de nombreux cas, avec des économies significatives au fil du temps.
Les services de traversier provinciaux tels que BCFerries et la Société des traversiers du Québec ont déployé des navires alimentés au GNL. Ces organisations sont à l’avant-garde de l’utilisation du GNL dans le secteur du transport maritime et ont obtenu d’excellents résultats.
Les vraquiers exploités par le Groupe Desgagnés et les navires rouliers exploités par SeaSpan Marine sont deux des principaux exploitants maritimes du secteur privé qui utilisent des navires alimentés au gaz naturel.
Le transport maritime national est également un secteur à forte intensité d’émissions. Le passage au gaz naturel a permis de réduire considérablement les émissions de GES.
Deux initiatives sur les émissions ont une incidence sur l’industrie maritime canadienne. La première est la mise en place de la Zone de contrôle des émissions dans les eaux côtières nord-américaines, qui comporte des dispositions particulières au titre de l’annexe VI de la Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (MARPOL). Ces règlements limitent toute une série d’émissions, notamment les NOx, les SOx, les matières particulaires et les GES. D’une manière plus générale, la convention MARPOL jette les bases d’une réduction des émissions de GES pour les navires, grâce à des modifications de la conception des navires et à des améliorations énergétiques. Le gaz naturel en tant que carburant marin présente un avantage certain en tant que combustible à faibles émissions, en termes de réduction des émissions de NOx, de SOx, de matières particulaires et de GES sur l’ensemble du cycle de vie.
Le gaz naturel est actuellement utilisé dans le secteur maritime canadien.
Les navires circulant dans bon nombre de régions du monde entier ont besoin d’une certaine souplesse en ce qui concerne le type de carburant qu’ils peuvent utiliser. C’est pourquoi les technologies à deux carburants ou à carburants multiples sont fréquemment utilisées. L’ajout du gaz naturel à la liste de carburants marins utilisables a occasionné un important développement, tant dans les moteurs uniquement au gaz naturel que les moteurs bicarburant. De plus, l’utilisation de gaz à faible intensité de carbone et de gaz renouvelables augmentera considérablement les possibilités de réduction des émissions des véhicules fonctionnant au gaz naturel utilisés dans le secteur maritime.
Le recours au gaz naturel dans le secteur ferroviaire a atteint le stade de projet pilote.
Les locomotives actuelles peuvent être converties pour utiliser le gaz naturel comme carburant, et avoir recours au diesel comme source de veilleuse ou d’allumage, comme c’est le cas avec le système de carburant Cespira. Des caractéristiques de rendement similaires à celles des véhicules routiers ont été observées avec les technologies d’injection à haute et à basse pression.
En Amérique du Nord, deux fabricants d’équipement d’origine offrent des moteurs de locomotive neufs et réalimentés.
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Le recours au gaz naturel dans le secteur non routier a également atteint le stade de projet pilote.
Étant donné les niveaux élevés d’utilisation de carburant dans les grands camions de transport minier, ces derniers ont suscité le plus d’intérêt. Des technologies et des approches similaires à celles utilisées pour les locomotives ferroviaires ont été utilisées, notamment des systèmes d’injection à basse et à haute pression. Les conversions au gaz naturel pour les applications hors route ont été limitées à un petit nombre d’usages. À l’extrémité la plus vaste du spectre, les camions de transport minier ont suscité une grande attention. De façon similaire, la nouvelle règlementation sur les émissions pour les véhicules hors route (exigences du niveau 4 de l’Environmental Protection Agency des États-Unis) fait du gaz naturel une option intéressante pour se conformer à la règlementation.
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